La Crise des « Pit-Bulls », Être Victime ou Être responsable: (1 de 2)

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(Éditorial, Montréal, 21 juin 2016)

La crise du Pit Bull à Montréal

Certaines personnes nous ont suggéré fortement de joindre notre voix à la « crise du Pit Bull » (pour l’appeler comme cela ) disant que nous pourrions apporter un équilibre qui manque de façon criante, avec l’approche que nous préconisons depuis plusieurs années à de nombreuses problématiques animales (notamment depuis 2013:Politique de Clanimal.com!)

Pit-bull 11 Staffie

Que fait-on maintenant avec toute cette apparence d’hystérie collective qui semble vouloir prendre place? Il arrive souvent que ceux qui analysent une situation le fassent selon l’émotion du moment et non avec une vue d’ensemble, et ceci semble s’appliquer exactement dans le contexte du décès de madame Vadnais.

La Société nous amène à vouloir comprendre, à vouloir trouver les réponses à nos questions vite, même très vite et parfois comme dans ce cas-ci pour la crise des Pit Bulls à Montréal…trop vite!

Nous écrivons cette lettre ouverte avec l’objectif que son décès serve à faire prendre conscience à nous tous qui forment la Société, de ce qui est pertinent de regarder, de ce qui est important d’analyser et de mettre les responsabilités aux bons endroits, car après tout cette tragédie est à une petite échelle comment la Société se porte en ce moment.

Le Gardien du chien

Pit-bull 15

Auparavant, nous soulevons des questions relativement au gardien du chien Pit Bull impliqué dans cette crise.

Il nous apparaît évident, si l’on considère l’ensemble des experts qui se sont prononcés, qu’un animal (aussi puissant soit-il, et,  à l’extérieur de la nature) n’agit que selon l’encadrement (ceci inclus l’entraînement donné et l’attitude que son gardien démontre à son égard) qu’il a fait l’objet.

Dans le cas du gardien du chien qui a attaqué madame Vadnais, nous croyons que le concept de « responsabilité » s’applique dans tout son sens. Donc, nous croyons pertinent de regarder comment le gardien de ce chien a éduqué ce dernier et comment il l’a encadré, avant de condamner tous les chiens.

Ceci est mon opinion…

Suite de l’article sur la crise des Pit Bulls a Montréal

The Guy (theguy@clanimal.com)

The Guy

Showing 3 comments

  • Gardeur
    Répondre

    Bonjour,

    je regrette de ne pas pouvoir partager votre point du vue qui veut qu’un animal agisse selon l’encadrement reçu de son propriétaire. Votre point de vue vient encore disculper l’animal en blâmant son maitre. La plupart du temps, lorsqu’un animal mord quelqu’un, son maitre est le premier surpris et renversé de ce geste. Faudrait-il présumer à chaque fois que le maitre est un ignorant ou sans dessin ?

    N’oublions jamais que tout animal, si domestiqué soit-il demeure ANIMAL et que ses humeurs, tout comme ses réactions, ne sont pas toujours prévisibles. C’est pourquoi je préconise qu’au lieu de faire l’erreur de bannir une espèce particulière, il serait préférable d’exiger que tout chien qui se retrouve hors de la demeure de son propriétaire soit obligatoirement muni d’une muselière. Ainsi tous seraient sur un pied d’égalité et toutes les morsures graves ou bénignes (si cela existe) seraient évitées de façon permanente.
    Merci.

    • The Guy
      Répondre

      Bonjour « gardeur »,
      Il y a beaucoup de matière dans votre commentaire et je vais m’attarder à répondre qu’à un certain nombre d’éléments.
      Je vous remercie d’avoir pris le temps de me transmettre vos commentaires, car un bon échange est toujours meilleur que le silence.
      Aussi, je vous soumets que la Société d’aujourd’hui repose (surtout au Québec) sur la victimisation de toutes les couches de la société et de la déresponsabilisation des individus qui la compose, ce qui donne le type d’action et de réaction que l’on voit aujourd’hui.
      Sur votre désaccord que l’animal agit selon l’encadrement de son gardien, je vous soumets que l’animal agit dans la nature, selon son instinct, et une fois domestiqué, son instinct demeure très présent et l’humain, de par sa position vis-à-vis l’animal, possède une influence très grande (ex: un gardien qui éduque un chien à la démonstration constante d’agressivité, rendra ce chien évidemment agressif en plusieurs occasions, sinon continuellement).
      Vous remarquez que j’utilise le terme « gardien » au lieu de maître ou de propriétaire pour surtout mettre l’emphase sur le concept de responsabilité qu’un gardien a sur ce qu’il garde, c’est-à-dire que lorsque l’on est en position d’exercer une influence sur un être vivant, l’on est responsable des conséquences des actes de cet être vivant.
      Nous sommes d’opinions que de plus en plus de gardiens pourraient prendre la responsabilité des conséquences des actions de l’animal sous leur garde et par là, diminuer énormément les incidents et frustrations vécues par plusieurs tous les jours!
      Quant à votre énoncé concernant la « surprise » du « maître » quand l’animal mord, permettez-nous de vous soumettre que l’animal donne toujours un signal corporel ou de comportement avant de mordre (que ce soit de baisser la tête, de reculer, de faire l’un des nombreux signes d’évitement, etc.). Alors parfois il s’agit d’ignorance et parfois d’aveuglement volontaire de la part du gardien. Sur ce dernier point, de nombreux gardiens qui font preuve d’aveuglement volontaire, le fait en résultat d’anthropomorphisme de leur part vis-à-vis l’animal;
      Quant au port de la muselière, nous sommes en faveur d’une telle mesure qu’en des circonstances très précises et particulières. Nous sommes d’avis qu’il est important de commencer à la base avec une éducation sérieuse de l’humain dans ses rapports avec l’animal afin d’éviter les erreurs d’interprétation et/ou les présomptions courantes vis-à-vis les animaux. Une mesure drastique comme vous le suggérez aurait plus l’effet de créer et d’augmenter l’effet « psychose » tout en créant fort probablement une frustration chez l’animal portant une muselière sans motif valable.
      Comme j’ai donner en exemple à l’émission d’Isabelle Maréchal (98,5 FM, le 24 août dernier à 10h00 am) au commentaire de la Dre Christiane Laberge, alors que celle-ci disait: »qu’à la 1re morsure, tout chien DOIT être euthanasié! », nous avons apporté l’analogie suivante: « Dr Laberge, si je suis votre raisonnement, est-ce dire que si, par exemple, je conduis une (voiture) Mazda, et qu’étant saoul, je tue quelqu’un, alors selon votre raisonnement, on devrait enlever TOUTES les Mazda sur la route? ».
      Encore une fois, merci pour vos commentaires et j’espère que notre réponse pourra vous aider à voir d’autres alternatives à la gestion des chiens dangereux.
      Clanimal.com

  • Gardeur
    Répondre

    Bonjour,

    je regrette de ne pas pouvoir partager votre point du vue qui veut qu’un animal agisse selon l’encadrement reçu de son propriétaire. Votre point de vue vient encore disculper l’animal en blâmant son maitre. La plupart du temps, lorsqu’un animal mord quelqu’un, son maitre est le premier surpris et renversé de ce geste. Faudrait-il présumer à chaque fois que le maitre est un ignorant ou sans dessin ?

    N’oublions jamais que tout animal, si domestiqué soit-il demeure ANIMAL et que ses humeurs, tout comme ses réactions, ne sont pas toujours prévisibles. C’est pourquoi je préconise qu’au lieu de faire l’erreur de bannir une espèce particulière, il serait préférable d’exiger que tout chien qui se retrouve hors de la demeure de son propriétaire soit obligatoirement muni d’une muselière. Ainsi tous seraient sur un pied d’égalité et toutes les morsures graves ou bénignes (si cela existe) seraient évitées de façon permanente.
    Merci.

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